L’ETIAS doit devenir une nouvelle formalité d’entrée pour certains voyageurs dispensés de visa venant en Europe.
Pourtant, en septembre 2026, des pages proposent déjà de payer une autorisation ou annoncent une date précise sans confirmation officielle. À la date de cette mise à jour, le système n’est pas encore opérationnel et aucune demande officielle ne peut être déposée.
Son lancement reste annoncé pour le dernier trimestre 2026, mais l’Union européenne doit encore communiquer le jour exact. Le prix prévu est de 20 €, avec des exonérations pour certaines catégories de voyageurs.
Voici les vérifications à effectuer avant de transmettre son numéro de passeport.

ETIAS 2026 : ce qu’il faut retenir avant de voyager
Quelques informations essentielles permettent d’éviter les principales erreurs. L’ETIAS s’adressera aux ressortissants qui peuvent actuellement entrer sans visa dans les destinations concernées. Lié électroniquement au passeport, il restera valable pendant trois ans au maximum, sauf si ce document expire avant.
Le tarif officiel annoncé est de 20 € par demande. Les personnes de moins de 18 ans ou de plus de 70 ans pourront notamment être dispensées du paiement. Cette gratuité n’entraînera toutefois pas automatiquement une dispense de formulaire.
Aucune démarche n’est nécessaire avant l’ouverture du portail européen : un site qui prétend aujourd’hui délivrer immédiatement un ETIAS ne peut pas remettre une autorisation officielle valide.
Qu’est-ce que l’ETIAS et à quoi servira-t-il ?
Avant de vérifier si vous êtes concerné, il faut distinguer cette autorisation des autres formalités appliquées aux frontières européennes.
Une autorisation électronique et non un visa
Comparable à l’ESTA américain ou à l’AVE canadienne, l’ETIAS se demandera en ligne avant le départ. Les informations seront contrôlées dans plusieurs bases de données. Il ne faudra normalement ni dossier au consulat ni vignette dans le passeport : l’autorisation sera associée au document enregistré.
ETIAS, visa Schengen et EES : trois dispositifs différents
L’ETIAS concernera les nationalités exemptées de visa. À l’inverse, une personne dont la nationalité impose un visa Schengen devra continuer à demander ce visa. L’EES enregistre, quant à lui, les entrées, les sorties et certaines données biométriques aux frontières. L’ETIAS intervient donc avant le départ, tandis que l’EES constate le passage.
Une autorisation valide ne garantira pas l’admission. Les agents pourront encore vérifier le motif du séjour, les ressources ou l’hébergement.
Qui devra demander un ETIAS ?
La nationalité inscrite sur le passeport constitue le premier critère, mais le statut du voyageur peut aussi modifier la réponse. L’ETIAS concernera les ressortissants de pays exemptés de visa pour un court séjour, notamment les citoyens britanniques, canadiens, américains, australiens, japonais ou brésiliens.
Un Français utilisant son passeport français ne devra pas demander d’ETIAS. De même, un ressortissant marocain, algérien, sénégalais ou camerounais soumis au visa ne pourra pas remplacer celui-ci par cette autorisation. Les titulaires de certains visas ou titres de séjour européens peuvent aussi être exemptés, selon la nature et la validité du document.
En cas de double nationalité, le passeport présenté est déterminant. Par exemple, une personne possédant un passeport français et un passeport canadien aura intérêt à entrer dans l’Union européenne avec son document français. Si elle obtient un ETIAS avec son passeport canadien, elle devra voyager avec ce même passeport.
Quels sont les 30 pays concernés par l’ETIAS ?
Le dispositif ne se limite pas aux États membres de l’Union européenne. Les 30 pays concernés sont : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, le Liechtenstein, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède et la Suisse.
L’Irlande est membre de l’Union européenne, mais elle n’appliquera pas l’ETIAS. À l’inverse, la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein sont concernés sans appartenir à l’Union. Chypre appliquera aussi l’autorisation, mais le temps passé sur son territoire sera calculé séparément de la limite de séjour appliquée dans les autres pays participants.
Combien coûtera l’ETIAS en 2026 ?
Le tarif de 7 € visible sur d’anciens contenus ne correspond plus au montant annoncé. Le prix officiel a été porté à 20 €. Il couvrira une demande et non chaque passage à la frontière. Tant que l’autorisation restera valide, on pourra voyager plusieurs fois sans repayer, sous réserve de respecter la durée maximale de séjour.
Les moins de 18 ans, les plus de 70 ans et certains membres de la famille de personnes bénéficiant du droit à la libre circulation seront exonérés des frais. Ils pourront néanmoins devoir remplir une demande individuelle. Par ailleurs, un prestataire peut réclamer plus de 20 € lorsqu’il ajoute sa commission. Ce supplément ne prouve pas à lui seul une fraude, mais il indique que vous ne passez probablement pas directement par le portail européen.
Quand l’ETIAS deviendra-t-il réellement obligatoire ?
Le calendrier doit être présenté avec prudence, car plusieurs échéances annoncées par le passé ont été repoussées. Le portail européen indique toujours une mise en service au cours du dernier trimestre 2026. Cependant, aucun jour précis n’est confirmé au moment de cette mise à jour. Il serait donc imprudent de présenter octobre, novembre ou décembre comme une échéance définitive.
Une période transitoire de six mois doit suivre la mise en service. L’ETIAS y restera facultatif et un voyageur sans autorisation pourra normalement entrer s’il remplit les autres conditions. Une prolongation européenne reste possible. Une période de grâce de six mois suivra ensuite, avec une exception prévue sous conditions lors de la première entrée depuis la fin de la transition. Toutes ces étapes dépendant du lancement réel, aucune date d’obligation complète ne peut encore être calculée.
Comment demander une autorisation ETIAS ?
Lorsque le service ouvrira, la démarche sera principalement numérique et devrait rester rapide pour la majorité des dossiers simples. Il faudra utiliser le portail européen ou l’application officielle. Le formulaire demandera les données d’identité, les coordonnées, les renseignements du passeport et certaines informations relatives au voyage. Des questions de sécurité pourront aussi être posées.
Après la saisie, vérifiez attentivement le nom, le numéro du passeport et sa date d’expiration. Une erreur peut empêcher l’embarquement, car les données de l’autorisation devront correspondre au document présenté.
La plupart des demandes devraient être traitées en quelques minutes, mais la réponse peut prendre quatre jours. Le délai pourra atteindre 14 jours si des informations complémentaires sont nécessaires ou 30 jours en cas d’entretien. Il vaut donc mieux agir bien avant le départ.
Une fois accordé, l’ETIAS restera valable pendant trois ans au maximum ou jusqu’à l’expiration du passeport. En cas de renouvellement du document, une nouvelle demande sera nécessaire.
À l’aéroport, l’autorisation ne supprimera pas les autres contrôles. Une bonne préparation des documents, des bagages et du passage aux postes de contrôle aide également à passer la sécurité de l’aéroport rapidement et sans stress, surtout pendant les périodes de forte affluence.
Quel est le véritable site officiel ETIAS ?
Cette vérification est essentielle, car un design professionnel ou un cadenas dans le navigateur ne prouve pas qu’un site appartient à l’Union européenne. Le portail d’information officiel se trouve à l’adresse https://travel-europe.europa.eu/etias. Le critère déterminant est la terminaison europa.eu, qui correspond au domaine institutionnel de l’Union européenne.
Une adresse en .com, .org ou .net peut appartenir à un intermédiaire, à un site informatif ou à une plateforme trompeuse. Certains prestataires pourront légalement déposer une demande au nom d’un voyageur, mais l’Union européenne ne leur attribue pas de licence ETIAS particulière. Un intermédiaire sérieux doit donc afficher clairement son identité, la nature de son service et le supplément facturé.
Faux sites ETIAS : comment éviter les arnaques ?
L’absence actuelle de formulaire officiel actif crée un terrain favorable aux plateformes qui jouent sur l’urgence ou la confusion. Méfiez-vous des promesses d’« autorisation garantie », d’accès prioritaire ou des injonctions à payer immédiatement : aucun prestataire ne peut garantir la décision des autorités.
Avant de communiquer vos données, contrôlez le domaine, l’éditeur, le prix total, les frais de service et les conditions de remboursement. Vérifiez également que les demandes officielles sont ouvertes. Le cadenas HTTPS protège la transmission entre votre appareil et le site, mais il ne garantit ni l’honnêteté de l’entreprise ni son caractère officiel.
Un faux formulaire peut recueillir votre numéro de passeport, votre adresse, votre date de naissance et vos données bancaires. Après un paiement douteux, conservez les courriels, les captures d’écran et la preuve de paiement. Contactez rapidement votre banque en cas de transaction suspecte et, selon la situation, effectuez un signalement.
Les vérifications à faire avant votre départ
Une préparation simple suffit généralement à éviter les erreurs de passeport, de durée ou de calendrier. Vérifiez d’abord si votre nationalité relève de l’ETIAS ou du visa Schengen, puis la validité du passeport utilisé. Sur un nouveau passeport, l’ancienne autorisation ne sera pas transférée automatiquement.
L’ETIAS permettra des entrées multiples, mais il n’autorisera pas un séjour continu de trois ans. La durée restera normalement limitée à 90 jours sur toute période de 180 jours. Il ne donnera pas le droit de s’installer durablement, de travailler librement ou de suivre de longues études en Europe. Conservez enfin le courriel de confirmation et voyagez avec le passeport enregistré.
Ce qu’il faut faire aujourd’hui
À la date de cette mise à jour, vous n’avez aucune demande ETIAS à déposer. On peut déjà vérifier son éligibilité, contrôler la validité de son passeport et enregistrer l’adresse officielle européenne, mais il ne faut pas payer une prétendue autorisation anticipée.
Le moment venu, retenez trois réflexes : consultez une annonce officielle récente, contrôlez le domaine europa.eu et vérifiez le prix total avant de transmettre vos informations. Cette prudence vous permettra de préparer votre voyage sans frais injustifiés et sans confier vos données à une plateforme trompeuse.



